Apple prépare deux Siri propulsés par Gemini — la révolution IA qui change tout (et ce que ça signifie pour votre vie privée)
Apple s’apprête à décloisonner Siri : selon les révélations récentes, la firme va lancer deux déclinaisons distinctes de son assistant, toutes deux alimentées par les modèles Gemini de Google. Cette alliance — qui peut surprendre au premier abord — résulte d’un calcul stratégique mûri en coulisses et annonce une nouvelle étape dans la transformation d’iOS en plateforme d’intelligence augmentée. Voici ce qu’il faut retenir et pourquoi ce double chantier mérite qu’on s’y arrête.
Deux Siri, deux usages
Le projet décrit par les sources indique l’existence de deux versions de Siri : l’une intégrée à iOS 26.4, destinée à améliorer les fonctions d’Apple Intelligence (résumés, suggestions contextuelles, réponses enrichies), et une autre, plus ambitieuse, présentée sous la forme d’un chatbot conversationnel intégré à iOS 27 (et macOS/iPadOS 27) avec une interface similaire à ChatGPT ou Copilot.
La première version vise à rehausser l’expérience quotidienne — réponses plus précises, meilleure compréhension du contexte local (applications, données personnelles sur l’appareil), et intégration fluide dans les workflows iPhone. La seconde promet une expérience « agent conversationnel » plus libre, capable d’engager des dialogues soutenus, de synthétiser des informations complexes et d’assumer des tâches à la demande.
Pourquoi Google Gemini ? Un choix qui a du sens
Apple a donc choisi d’utiliser les modèles Gemini de Google, après avoir étudié d’autres options — Claude d’Anthropic et les modèles d’OpenAI ont été envisagés. Plusieurs facteurs expliquent ce choix :
Autre élément clé : Apple n’envisage pas de transférer la totalité de son IA chez un tiers. Les modèles Gemini seront initialement exécutés sur l’infrastructure privée d’Apple (Private Cloud Compute), ce qui montre l’intention d’Apple de garder le contrôle opérationnel et les données sous sa gouvernance.
Calendrier et disponibilité
La chronologie dévoilée place la première itération dans la fenêtre de sortie d’iOS 26.4 — une mise à jour prévue pour la fin mars ou début avril — tandis que la version chatbot, plus puissante, serait dévoilée publiquement au WWDC 2026 et intégrée ensuite à iOS 27. Cette feuille de route suggère une stratégie en deux temps : d’abord renforcer Siri par couches successives, puis ouvrir le champ des usages avec une interface conversationnelle.
Technique et confidentialité : un équilibre délicat
Apple affirme que les modèles tourneront dans un environnement cloud privé au départ, limitant les transferts directs de données vers d’autres clouds. Néanmoins, l’usage d’un modèle développé par Google pose inévitablement des questions de gouvernance et de repositionnement des responsabilités : qui garantit quelles données sont exploitées, comment sont‑elles stockées et combien de contrôle Apple conserve‑t‑elle face aux évolutions du modèle ?
Apple a longtemps mis la protection de la vie privée au centre de son discours ; la nouvelle architecture hybride (modèles tiers + exécution sur cloud privé d’Apple) semble être une tentative de concilier puissance IA et maîtrise des données. Reste à voir comment seront implémentées la minimisation de données, l’auditabilité des modèles et les mécanismes d’opt‑out pour les utilisateurs sensibles.
Conséquences pour l’écosystème Apple
Ce virage aura plusieurs effets tangibles :
Risques et points d’attention
Les risques sont multiples : dépendance à un fournisseur externe pour un composant stratégique, complexité juridique liée aux données personnelles, et la nécessité de transparence sur les limites et biais des modèles. De plus, la mise en place d’un chatbot puissant risque d’ouvrir la porte à des usages mal maîtrisés (désinformation, erreurs factuelles, prompts malveillants) si les garde‑fous ne sont pas rigoureux.
Ce mariage Apple–Google autour de Gemini pour Siri marque une nouvelle ère : celle où la performance IA prime, mais où la gouvernance et la protection des utilisateurs deviennent le véritable champ de bataille. Les prochains mois, jusqu’au déploiement d’iOS 26.4 et au WWDC, seront déterminants pour évaluer si Apple parvient à conjuguer excellence technologique et promesses de confidentialité qui fondent sa marque.



