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N’appelez pas Hun Sen tonton ! La Première ministre thaïlandaise vient d’être destituée !

La Cour constitutionnelle de Thaïlande a prononcé, le 29 août 2025, la destitution immédiate de la première ministre Paetongtarn Shinawatra. À 39 ans, elle devient ainsi la cinquième dirigeante thaïlandaise évincée par cette juridiction depuis 2008. Le motif ? Une conversation téléphonique jugée incompatible avec l’éthique de sa fonction.

Une liaison sensible au cœur de la déchéance

Les juges ont pointé du doigt un échange entre Paetongtarn Shinawatra et le président du Sénat cambodgien, Hun Sen, déclencheur d’une crise diplomatique majeure. Selon la Cour, cette conversation a porté sur un différend frontalier entre la Thaïlande et la Cambodge. Plus encore, le ton employé par la première ministre – qualifiant Hun Sen « d’oncle » et lui promettant son appui personnel – a été perçu comme une marque de favoritisme, voire de complaisance excessive.

Raisons juridiques et éthiques de la décision

La Constitution thaïlandaise impose à tout chef de gouvernement de bannir tout conflit d’intérêts et de maintenir une impartialité absolue. Or, les juges ont estimé que Paetongtarn Shinawatra a mis « ses intérêts privés » — en lien avec sa famille — « avant ceux de la nation ». Le lien familial supposé avec Hun Sen, via son père, a renforcé les suspicions.

Conséquences politiques et arrivée d’un gouvernement par intérim

À la suite du verdict, le vice-premier ministre Phumtham Wechayachai assure l’intérim. Aucun calendrier précis n’est fixé pour l’élection d’un nouveau cabinet, créant une période d’incertitude politique :

Réactions nationales et internationales

Plusieurs acteurs se sont exprimés :

  • Opposition politique : a salué la décision comme une défense de la Constitution et de l’intérêt national.
  • Partisans de Paetongtarn : dénoncent une manœuvre judiciaire motivée par des jeux de pouvoir et une volonté de marginaliser la dynastie Shinawatra.
  • Communauté internationale : observe avec prudence, consciente que la stabilité de la Thaïlande est cruciale pour la sécurité régionale en Asie du Sud-Est.
  • Les enjeux d’une démocratie en crise

    La destitution de Paetongtarn Shinawatra illustre les fragilités de la démocratie thaïlandaise, alternant périodes de gouvernement civil et interventions de la justice ou de l’armée. Les principales leçons de cette affaire :

    Prochaines étapes et défis à relever

    Les mois à venir seront cruciaux :

    Cet épisode marque un tournant pour la Thaïlande, où l’équilibre entre justice constitutionnelle et stabilité politique reste au cœur des débats. Les prochaines décisions législatives et diplomatiques seront déterminantes pour la crédibilité et l’unité du royaume.

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